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« Galope à la poursuite d'un éclat de rêve, entend l'écho de la liberté, car ici, équidé du Cimarron, commence ta nouvelle vie... »
 

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 Hel - Entre Ombre et Lumière

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Sahale
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MessageSujet: Hel - Entre Ombre et Lumière   Dim 1 Mai - 16:28


550 de large
Hel
Entre Ombre et Lumière
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100x100Queen Hel of the Souls' Kingdom est ton nom complet. Mais l'on te nomme simplement Hel, douce déesse aux lignes féminines, qui semblent figées dans l'éternelle jeunesse de ta troisième année. Pourtant, cela fait presque cinq ans que tu souffres...
Une... Race ? Oh, non, comment Hel, déesse aux deux visages, pourrait-elle n'appartenir qu'à une unique race ? Etre classée d'un simple regard parmi tant d'autres ? Non, Hel est unique. Hel est issue du croisement d'un étalon Frison et d'une jument Arabe. Et si on ne peut la dire arabo-frison, c'est que ces deux sangs sont mêlés équitablement, et aussi du fait de sa robe bleu rouan.

Tes origines ? Tu te souviens de cette terre, oui. Tu te souviens de cet autre continent. Mais... Son nom ne te revient pas.
100x100Tu es seule, Hel, désormais. Tu n'as plus personne pour te réconforter, pour t'aimer. Ceux qui t'étaient liés par le sang ont à jamais quitté ta vie. Tu n'as plus de famille. Il ne te reste que ta solitude... Et Luyana, ta cavalière.


Apparence
Hel. Déesse au deux visages. Tu es une si belle jument. La jouvence des Dieux est venue jusqu'à toi. Tu seras bientôt considérée comme une véritable adulte, lorsque viendra le jour de ta cinquième année. Pourtant, le temps a semblé arrêter sa course lors de ton troisième printemps. Oui, tu as encore ces traits fins et délicats de l'enfance. Certains pensent que cela te vient de ton sang Arabe. Mais toi, qu'en dis-tu ? Que c'est là l'oeuvre des pommes d'Iduun ? A vrai dire, tu n'as jamais songé à te forger une opinion.
De ta mère, tu as hérité la lisseur et la souplesse de tes crins, et les lignes fines, précises et parfaites de ton corps. De ton père, tu as hérité ta force malgré ton air léger et fragile, tes fanons développés et tes crins d'une longueur rare.

Cette association donne une jument d'une exceptionnelle beauté. Malgré tes airs frêles, dus à la minceur de ton corps d'Arabe, tu caches une force étonnante. Il le faut bien, pour porter si longuement ta cavalière et les sacoches de celle-ci dans tout le Cimarron.

Tu es une jument définie comme bleu rouan. Pourtant, tu n'as rien de "bleu", sinon tes yeux, orbes azurées si précieuses. Ton corps est majoritairement gris. Oh, non, pas de ce gris fade, sans saveur, que l'on peut voir sur nombre de choses. Non, tu es couleur des pluies d'hiver, avec une multitude de reflets argentés, comme si ta robe était de satin. En fait, c'est bien ce qui te définit. La douceur et les mille reflets de ce corps sont tel le satin.
Tes membres, eux, sont noirs. D'un noir intense, frôlant la perfection. Est-ce là le noir des ombres du Royaume des Morts ? Si tel est le cas, alors je puis affirmer que c'est un bien beau monde.
Tes crins ? Ils sont tout aussi noirs, et parcourus de reflets montrant clairement à quel point ils sont soyeux. Ton toupet vient chatouiller tes naseaux, tandis que ta crinière, qui retombe du côté droit, effleure le haut de tes membres. Ta queue, que tu tiens presque toujours relevée, effleure le sol, si bien que ta cavalière doit te couper le bout fréquemment afin qu'elle ne s'emmêle pas dans les broussailles traînant par terre. Ces crins sont aussi ornés de roses rouge sang, placées là par Luyana, ta cavalière. Chacune de ces roses retient une mèche de crins. L'une d'elle se trouve à la base de la queue : de chaque côté de celle-ci se trouve la mèche, qui forme un arc de cercle. Sur ton encolure se trouvent quatre roses, et autant de mèches puisque la première d'entre elles n'est pas attachée à une fleur à son départ, à la limite du toupet. Une dernière rose est coincée dans ton toupet, contre l'oreille droite.

Venons-en à ta tête. Celle à qui tu dois ton nom, entre autre. Elle est du même noir que tes membres. Enfin, à moitié. Hel, déesse aux deux visages, je l'avait déjà dit, n'est-ce pas ? D'un côté illuminée par la lumière de la Vie, de l'autre plongée dans l'ombre de la Mort. Ainsi s'opposent les contraires, noirceur plus profonde que les ténèbres et blancheur plus pure que la neige. Hel.
Mental
Hel, pauvre Hel, égarée entre la lumière et l'obscurité, tiraillée entre le Bien et le Mal, tu luttes, tu t'acharnes, mais un jour tu tomberas. Qui donc sera là pour que, ce moment-là, tu te relèves ? Pour que tu marches sur le bon chemin ? Personne. Tu es seule, seule avec tes peurs, avec tes doutes, avec ton irréalité et tes délires, avec ta défiance et tes sortilèges.

Tu portes un lourd fardeau, Hel, Déesse en exil. Bien trop lourd pour tes frêles épaules. Je m'étonne que tu sois encore debout. Nous nous étonnons tous. Tu es victime de bien des souffrances. Oh, combien tu as mal... Schizophrénie. Dans ta tête résonnent toutes ces voix. Pourquoi ne se taisent-elles pas ? Pourquoi seules Elles s'éteignent ? Elles, se sont ces doux murmures qui te guident et te protègent. Ce sont Elles qui te bercent d'histoires chuchotées, ce sont Elles qui pleurent ta douleur. Mais elles ont peur. Elles se taisent. Et, alors que tu grandit, que le temps se brise autour de toi, Elles deviennent de plus en plus faibles. Elles sont chassées par les Autres, qui, au contraire, semblent s'enhardir et gagner en puissance à chaque seconde. Les Autres sont mauvaises. Les Autres menacent, grondent, déchirent ton cœur, te poussent à la folie. Et tu luttes, et tu lâcheras prise.
Tu as peur. Peur des Autres, peur de tes semblables, peur des ombres et de tout ce qui se meut et ne se meut pas. Tu es proie d'une anxiété paranoïaque, tu fais preuve d'une méfiance inhabituelle même envers les individus les plus rassurants, persuadée qu'ils se rient de toi, qu'ils te trahiront, qu'ils te laisseront crever seule en t'abandonnant là à la moindre occasion. La seule en qui tu as confiance est Luyana. Tu entretiens avec la jeune Indienne solitaire, recluse tout comme toi, une relation forte qui peut vaincre les barrières entre les mondes. Elle est la seule en qui tu crois, en qui tu t'abandonnes. Ton seul pilier avant que tout ne s'effondre...

Tu associes à ces formes de schizophrénies une double personnalité. Habituellement pacifique et troublée, tu peux, au moindre choc émotionnel, te transformer en véritable démone, violente, sadique et meurtrière. Et tu as peur de cela. Tu te crains toi-même. Tu ne veux pas de mal aux êtres de ce monde. Alors pourquoi es-tu si cruelle ?

Pauvre de toi, Hel, pauvre de toi...
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Passé
« Je vais te conter une histoire. C'est celle d'une déesse. Elle était née du Dieu de la fourberie, Loki, et d'une géante du nom d'Angrboda. Mais elle et ses deux frères, le loup Fenrir et le serpent Jörmungand, furent victimes d'une terrible prophétie prédisant la destruction des Dieux par eux. Alors, pour se préserver, les Dieux élevèrent Fenrir, qui devint si grand et puissant qu'ils finirent par l'enchaîner. Ils chassèrent Jörmungand jusque dans la mer qui entoure Midgard, le monde des Hommes, où il grandit tant qu'il l'encercla. Et ils envoyèrent sa sœur en Helheim, où elle devint Déesse de la Mort et de la Vie après la Mort. Depuis, cette Déesse veille sur les esprits n'étant pas morts au combat, ces derniers se trouvant aux côtés d'Odin ou de Freyja, qui sont d'autres Dieux. Elle les guide vers le navire qui les emmènera au monde des Morts, où elle prend soin d'eux. »

« Comment se nomme-t-elle, cette Déesse ? »

« Hel... »

Te souviens-tu ? Vaguement. La naissance n'avait pas été exceptionnelle, pourtant. Plutôt rapide, sans complications, dans un box chaud et confortable. Elle était prévue depuis longtemps, et attendue impatiemment. Tu es née dans un petit élevage de Pur Sang Arabes, fille d'une belle poulinière et, du moins le supposait-on, d'un puissant étalon, qu'on avait laissé dans un pré avec un petit groupe de juments afin d'obtenir des poulains. Mais ce que les humains ne savaient pas, c'était que, une nuit, un frison magnifique et impressionnant, qui avait échappé à ses propriétaires, avait réussit à entrer dans le pré et à donner descendance à l'une des juments avant d'être mis en fuite par l'autre étalon, plus expérimenté en combat. Et lorsque le poulain, ou plutôt la pouliche naquit, elle avait tout d'un poulain purement Arabe, ses crins et ses fanons n'ayant pas encore poussé et ses formes de jeune étant tout à fait celles de la race. On crut donc que l'Arabe était ton père.
En voyant ta tête ornée d'une demi belle-face si parfaite, d'un côté noir, de l'autre blanc, les humains trouvèrent aussitôt ton nom : Hel. Queen Hel of Souls' Kingdom. Ainsi fus-tu nommée, ainsi ton destin sembla aussitôt lié à celui de la Déesse.

Ton père fut absent de ta vie. Tu ne le connus jamais. Cela ne t'aurait pas causé grand mal si ta mère ne t'avait pas elle aussi abandonnée. En effet, elle était très jeune, n'ayant que deux ans. Les humains l'avaient acheté peu auparavant, et les anciens propriétaires avaient assuré qu'elle allait sur ses quatre ans. Hors, semblant plus mature qu'elle ne l'était de par son mental, et étant d'une race aux traits souvent juvéniles, on fit confiance à ces vendeurs.
Ainsi, la jument, trop jeune, refusa sa fille. On dût t'allaiter à la main humaine. Mais, sans mère pour te rassurer, sans soutient affectif, seule et déplorable, ton mental s'effrita peu à peu. Lorsqu'on te laissait au pré avec les poulinières et les autres poulains, tu étais exclue des jeux, parce que les autres te trouvaient différente, parce que ton nom était celui d'une Déesse de la Mort, et donc que tu ne pouvais être que mauvaise. Ainsi commença ta solitude. C'est là qu'Elles vinrent. Les voix, les douces. Cela te rassura au début. Elles étaient comme la présence maternelle pour ton âme égarée. Mais, trop vite, les Autres s'immiscèrent aussi dans ton esprit, faibles et perdues face à Elles, et déjà si redoutables.

Ainsi commença ta douleur. Ta marginalisation. Les autres poulains ne t'aimaient pas, c'était flagrant. Leurs mères t'ignoraient, comme si tu n'existait pas. Seuls les humains semblaient s'intéresser à toi et prendre soin de la petite vie fragile que tu étais. Puis tu grandit. Et tes crins poussèrent. Et on se demanda pourquoi ils étaient si longs. C'est là qu'on entendit parler de la fugue du Frison. Et on comprit. Aussitôt, tout l'intérêt que tu inspirais aux humains disparut. Tu étais impure, tu n'avais pas ta place ici. On chercha à te vendre. Tu ne trouvas pas acquéreur. Tu n'avais ta place ni dans des écuries prestigieuses, ni dans celles d'un paysan. La seule façon de tirer un peu de profit en se débarrassant de toi était... L'abattoir.

Ce fut l'annonce de la recherche de chevaux par les soldats d'Amérique qui la sauvèrent. Ils avaient besoin de montures rapides, endurantes et souples, à bas prix. Ainsi fus-tu vendue.
Tu parvins en Amérique, chassée de ta terre natale par ces humains que tu croyais pouvoir aimer, jeune pouliche bouleversée. Après un long trajet cahoteux dans la cale noire et moisie d'un navire, et de longues heures de marche, tu parvins à un Fort. Etant trop jeune pour être montée, on commença ton débourrage en longe. Là encore, tu fus rejetée par les autres chevaux. Et plus tu grandissais, plus cette haine s'attisait : tu étais si belle, si douce, comment ne pas te jalouser ?

On commença à te monter assez tôt, parce que les soldats n'avaient pas le temps d'attendre et avaient besoin de montures. A trois ans, tu faisais déjà des patrouilles. Puis, bien vite, on eut besoin de partir au combat contre une tribu indienne habitant non loin. Et tu fus choisie pour participer à la bataille malgré ta jeunesse. La guerre... Tout ce sang, ces morts, ces corps qui s'écroulaient, ces cris, ce feu. Pour une pouliche si jeune, c'est quelque chose de traumatisant. Affolée, tu vis ton cavalier chuter, touché par une flèche. Une autre se logea dans ton épaule. Tu finis par perdre conscience, à cause de de fatigue et de la douleur.
Lorsque tu te réveillais, tu te rendis compte que tu étais prisonnière d'un enclos. Une Indienne était penchée sur toi, soignant ton épaule.

A partir de ce jour, tu fus une jument d'Indiens. Luyana apprit peu à peu à gagner sa confiance. Elle n'avait encore jamais eut de monture à elle, attendant de trouver celle qui lui conviendrait vraiment. Elle avait jusqu'ici emprunté l'étalon de sa mère, un croisé mustang et paint horse à la robe pie bai brun, de cinq ans. Il se nommait Apiatan. Il n'eut pas de mal à gagner ta confiance. De là naquit une forte amitié. Mais un jour, la mère de Luyana mourut de maladie. Apiatan en fut bouleversé et parla de quitter le camp Indien. Lorsqu'il partit, tu l'accompagna. Tes liens avec Luyana n'étaient pas assez forts pour te retenir.

Apiatan et toi demeurâtes solitaires. Le temps passait et vos sentiments l'un pour l'autre grandissaient, jusqu'à devenir un véritable amour. Le plus beau sentiment que tu n'ai jamais ressentit. Mais le temps rendait aussi les Voix plus imposantes, et les Autres plus fortes. Apiatan ne comprenait pas. Parfois, en se réveillant la nuit, il te trouvait à l'écart, marmonnant, parlant seule et souffrant. Il n'osait pas t'en parler. Ce fut toi qui, un jour, lasse de ce secret, lui avoua tout. Et il le prit mal. Ton grand amour, celui qui faisait battre ton cœur, te prit pour une folle. Il te hurla que tu n'étais qu'une imbécile, qu'il n'avait rien à faire avec une cinglée pareille, et s'en alla. Blessée au plus profond de ton cœur, tu te renfermais dans ta maladie, devenant méfiante et craintive envers tout. Tu revins auprès de Luyana, anéantie.
L'Indienne n'avait jamais cessé de t'attendre. Cela faisait plus de six mois. Et elle t'attendait encore. Et vos plaies, dues pour l'une à la perte de sa mère, et pour l'autre à celle de son amour, se refermèrent. Et, soudain, plusieurs mois plus tard, tout bascula. Tu étais pleine.

Lorsque tu appris que tu portais le poulain d'Apiatan, tu sentis ton monde s'écrouler. Les plaies resurgirent. Puis tu aimas si fort cette petite vie qui grandissait en toi. C'était ton poulain. Tu ne serais pas comme ta propre mère, tu l'aimerais et serais la meilleure mère au monde.
Vint la naissance. Tu n'avais que quatre ans. Comment oublier toute cette douleur, ces longues heures, ces larmes, ces cris ? Tu étais encore jeune, et, par un mauvais tour du sort, la mise-bas se passa mal. Lorsque tout fut finit, te te tournais vers ton petit, vers cet enfant que tu aimais déjà de tout ton cœur, pour qui tu pourrais tout donner... Mais il ne bougeait pas. Ton fils, ce fils que tu désirais tant, était mort-né.

C'est ce qui causa ta face violente. Depuis ce jour, le moindre petit choc émotionnel peut te transformer en meurtrière. Trop de souffrances auront mené à forger un monstre...

Mais là ne s'arrête pas ton histoire. Quelques mois plus tard, l'un des rares chevaux que tu appréciais fut capturé par les marchands sous tes yeux. Il tenta de s'échapper, mais glissa d'une falaise. Il mourut sur le coup. Tu parvins à échapper aux marchands, mais, devenue folle, tu tuais plusieurs Indiens et leurs montures. Pour cela, la tribu manqua de te tuer. Ils ne pouvaient garder une jument meurtrière, et s'ils la relâchaient, elle reviendrait. Mais Luyana s'interposa. Elle annonça que si on n'acceptait pas sa jument au camp, elle partirait avec elle. Le chef Indien, furieux, l'exila de la tribu.
Luyana rassembla les affaires dont elle avait le plus besoin, mit un tapis sur ton dos et le licol de corde sur ta tête et quitta ainsi sa tribu, où elle avait toute sa vie et ses racines. Deux exilées, errant sur les terres du Cimarron, deux âmes unies loin de chez elles.


100x100Lien avec d'autres personnages : aucun.
100x100Autre : personnage non adoptable. Pas touche à quoi que ce soit, je mord.


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